Les banques israéliennes ont clôturé une année complexe avec des bénéfices records, mais le secteur immobilier, un moteur clé de leur croissance, suscite des inquiétudes. Bien que la stabilité des banques ne soit pas menacée, l'exposition aux créances douteuses sur les hypothèques augmente. Environ 52 % du portefeuille de crédit bancaire est dirigé vers l'immobilier, ce qui représente un risque élevé. Cette concentration détourne les ressources des investissements productifs vers le marché immobilier, entraînant une hausse des prix des logements et une pression accrue sur les ménages. Les banques, pour éviter une baisse des prix, s'associent avec des promoteurs immobiliers. Cependant, une hausse des taux d'intérêt pourrait rendre la location plus avantageuse. Des scénarios politiques futurs pourraient influencer le marché, avec des prévisions de baisse des prix de 30 à 50 % dans les cinq prochaines années. Les sociétés de crédit non bancaires, bien que profitables, pourraient entraîner des pertes pour les fonds de pension. Le marché immobilier israélien est confronté à des défis majeurs, avec des implications significatives pour l'économie et les ménages.
